Chapitre 5 sur 7
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Relancer et appeler les journalistes

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Réponse courte

Oui, relancez, une fois, deux au maximum, jamais plus. Envoyez la première relance 48 à 72 heures après votre pitch, quand arrivent la plupart des réponses. Gardez-la courte et ajoutez un nouvel angle ou un élément, ne demandez jamais juste s’ils ont vu votre email. N’appelez un journaliste qu’avec une relation ou une vraie exclusivité urgente.

Faut-il relancer, tout court ?

Oui. Une relance unique après un pitch n’est pas du harcèlement, c’est une relation presse normale, et elle augmente de façon fiable votre taux de réponse. La raison est simple : un journaliste reçoit des dizaines d’emails par jour, et le vôtre a glissé dans la boîte avant qu’il puisse y donner suite. La relance n’est pas un reproche. C’est une seconde occasion, utile, de lire un sujet qui peut vraiment l’intéresser.

La règle, c’est la retenue. Relancez une fois par principe. Relancez une seconde fois seulement si vous avez du nouveau, du concret à apporter. Ensuite, arrêtez. Le silence est une réponse, et le respecter est ce qui vous vaudra une réponse à la campagne suivante.

Quand relancer

Attendez 48 à 72 heures après l’envoi initial. Ce délai compte plus qu’on ne le croit. La plupart des journalistes qui répondent le font dans les deux ou trois premiers jours : vous calez donc votre relance pour qu’elle arrive juste quand la première vague de tri se calme, alors que votre actualité est encore fraîche.

  • Le jour même : trop tôt. Cela paraît anxieux et suppose le pire.
  • 48 à 72 heures : le bon créneau. Lu, trié, encore d’actualité.
  • Une semaine ou plus : souvent trop tard. Le sujet a refroidi, le moment est passé.

Si votre actualité a une date ferme, une levée d’embargo ou un événement, partez de cette date à rebours et assurez-vous que votre relance laisse au journaliste assez de marge pour publier quelque chose.

Étape 1 : attendre le bon créneau

Ne faites rien les deux ou trois premiers jours. Laissez l’email initial être lu et classé. Profitez de l’attente pour préparer ce que vous pourriez ajouter : un nouveau chiffre, un client confirmé, une image.

Étape 2 : lire le signal avant d’écrire

Avant de toucher au clavier, regardez ce que le journaliste vous a déjà dit, même dans le silence. Les signaux sont plus discrets qu’un oui ou un non, mais ils sont réels.

SignalCe que ça veut direQuoi faire
Ouvert, sans réponseDe l’intérêt existe, mauvais timing ou angleRelancer une fois avec un nouvel angle
Non ouvert après 72 hEnseveli, pas rejetéRelancer une fois, refaire remonter le fil
Non poli (“pas pour moi là”)La porte est fermée pour ce sujetRemercier, s’arrêter, le garder sur la liste
Non ferme ou désabonnementIl ne veut pas de çaS’arrêter aussitôt, le retirer
Réponse avec une questionIntérêt réelRépondre vite, envoyer les éléments, sans en rajouter

C’est là que savoir qui a ouvert votre email vaut de l’argent. PressPilot vous montre les ouvertures en temps réel, pour relancer le journaliste qui l’a lu deux fois et laisser tranquille celui qui ne l’a jamais vu. Voir la page tarifs.

Étape 3 : envoyer une seule relance courte qui apporte du neuf

Répondez dans le fil d’origine, pour que le contexte voyage avec vous. Tenez-vous à trois ou quatre lignes. Menez avec le nouveau, pas avec le rappel.

  • À faire : ajouter un nouvel angle, une statistique fraîche, un client confirmé, une image ou une offre d’exclusivité.
  • À faire : rappeler l’actualité en une ligne, puis le nouvel accroche, puis une demande simple.
  • À éviter : écrire « Avez-vous vu mon email ? » Cela n’apporte rien et signale que vous n’avez rien à ajouter.
  • À éviter : culpabiliser, renvoyer en masse, ou ouvrir un nouveau fil.
Une relance qui demande seulement s’ils ont vu votre email est un envoi gâché. Une relance qui leur tend une nouvelle raison de s’intéresser est une seconde chance pour le sujet.La règle de la relance

Étape 4 : appeler seulement avec une relation ou une vraie exclusivité

Le téléphone est un outil de précision, pas un réflexe. Ne le décrochez que dans deux cas : vous avez déjà une relation de travail avec le journaliste, ou vous tenez une exclusivité vraiment urgente que l’email ne peut pas porter assez vite. Partout ailleurs, l’appel est une interruption, et le journaliste retient l’interruption plus que l’actualité.

  • Jamais d’appel à froid à un journaliste que vous n’avez jamais rencontré. L’email d’abord, toujours.
  • Jamais d’appel à quelqu’un en bouclage. Si vous ignorez son heure de bouclage, supposez que c’est maintenant.
  • Si vous appelez, soyez prêt à pitcher en quinze secondes et à tout envoyer par email dès que vous raccrochez.

Étape 5 : s’arrêter après deux touches

Une fois le pitch et une, deux relances au plus envoyés, vous en avez fini avec ce journaliste pour ce sujet. Un troisième, quatrième ou cinquième email n’améliore pas vos chances, il les détruit, et il vous coûte aussi la prochaine campagne. Reportez votre énergie sur les journalistes qui ont ouvert, répondu ou posé une question.

Ce qu’il ne faut pas faire

La plupart des dégâts d’une relance sont auto-infligés. Évitez les quatre habitudes qui transforment un journaliste disposé en un journaliste qui filtre votre nom :

  1. Spammer. Plus de deux touches par sujet apprennent aux journalistes à vous ignorer.
  2. Culpabiliser. « Je n’ai pas eu de retour » ou « Je suis surpris que vous n’ayez pas répondu » sonne comme un dû. Leur boîte n’est pas à vous de la surveiller.
  3. Renvoyer en masse. Re-blaster le même email à toute votre liste se voit, c’est paresseux et c’est le chemin le plus court vers les spams.
  4. Changer de canal pour relancer. Enchaîner un email sans réponse avec un DM, un message LinkedIn et un appel sur le même sujet ressemble à de la surveillance, pas à de la prise de contact.

En résumé

Relancez une fois, deux au maximum, et seulement quand vous pouvez apporter du neuf. Attendez 48 à 72 heures, lisez le signal, restez court, et ne décrochez le téléphone que lorsque vous en avez gagné le droit. Puis arrêtez. Bien menée, la relance est l’habitude au meilleur rendement de toute la prise de contact. Ensuite, au chapitre 6, mesurer ses résultats (bientôt disponible), vous apprendrez à suivre les reprises, la portée et les réponses pour savoir quelles relances ont vraiment marché.

Questions fréquentes

Faut-il relancer après avoir pitché un journaliste ?
Oui, une fois, presque toujours. Une relance polie est une pratique standard qui augmente nettement votre taux de réponse, car le journaliste est débordé et votre premier email a simplement glissé dans sa boîte. Envoyez-la 48 à 72 heures après l’original, ajoutez un nouvel angle ou un nouvel élément, et arrêtez-vous là sans vraie raison d’écrire à nouveau.
Combien de fois faut-il relancer ?
Une fois, deux au maximum, jamais plus. La première relance est attendue et bienvenue. Une seconde, seulement si vous avez du vraiment nouveau à apporter : une donnée fraîche, un client confirmé ou une échéance ferme. Au-delà de deux, ce n’est plus une relance, c’est du spam, et vous abîmez votre nom pour la prochaine actualité.
Faut-il appeler un journaliste pour un communiqué ?
Rarement. N’appelez que si vous avez déjà une relation, ou si vous tenez une exclusivité vraiment urgente que l’email ne peut pas transmettre à temps. N’appelez jamais à froid un journaliste que vous ne connaissez pas, et jamais quelqu’un en plein bouclage. La plupart des journalistes préfèrent l’email, qui leur permet de lire et de répondre à leur rythme.
Combien de temps attendre avant de relancer ?
Attendez 48 à 72 heures après l’envoi initial. Ce délai est assez long pour que le premier email soit lu et trié, et assez court pour que votre actualité reste fraîche. Relancer le jour même paraît anxieux, et attendre une semaine entière signifie le plus souvent que le sujet est déjà refroidi.

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